Cahier de Création Dossier artistique Dossier Pédagogique Carte comOrchestre_titanic

Dates et lieux

Saison 16/17

Le jeudi 5 janvier, à l’Espace Rohan, Saverne (67), à 14h

Le samedi 6 mai, à l’Espace 110, Illzach (68), à 20h30

Saison 15/16

Le jeudi 14 janvier 2016, à la MAC de Bischwiller (67) à 20h30

Saison 14/15

Le vendredi 30 Janvier 2015, à l’Espace-Athic à Obernai à 20h30

Du mardi 2 au dimanche 7 décembre 2014, au TAPS-Scala Strasbourg (6 représentations)

Le mardi 25 Novembre 2014, au Relais Culturel de Haguenau à 20h30

Le mardi 18 Novembre 2014, au Théâtre Scène-Conventionnée d’Auxerre à 20h30

Du mardi 4 au vendredi 14 novembre 2014, à la Comédie de l’Est CDN d’Alsace à Colmar (8 représentations)

Orchestre Titanic

de Hristo Boytchev
Création 2014
Nouvelle traduction Roumiana Stantcheva

 

A propos de la pièce

Une poignée de laissés pour comptes a élu domicile dans une gare déserte. Un seul but motive leur existence : dévaliser un train en gare puis s’offrir à boire avec le butin. Seulement, les trains passent mais ne s’arrêtent jamais. Dans cette fable grotesque et absurde, l’arrivée d’un flamboyant illusionniste va permettre un voyage invraisemblable.

Dans cette micro société à la dérive, il y a l’ancien musicien, l’ancien cheminot, l’ancien gardien de zoo… Rongés par l’espoir vain d’une vie meilleure, ils se sont enlisés. Mais lorsqu’ils rencontrent Hari le magicien, qui se fait passer pour le grand Houdini, la piteuse troupe glisse dans un monde d’illusion et de manipulations. Tel un miroir déformant et grossissant, nous ne pouvons que rire de leurs travers.

Les personnages de la pièce n’ont plus d’existence sociale. Ils se sont réfugiés dans une gare désaffectée, rongés par l’alcool et l’espoir vain d’une vie meilleure, incapables de reprendre la main sur leur destin individuel et collectif. Ils forment une micro société à la dérive, au bord du gouffre qui regarde les trains passer à vive allure. Bercés par l’illusion, ils sont comme les musiciens de l’orchestre du paquebot Le Titanic qui continuent à jouer alors que le bateau coule…

Dans un monde chaque jour plus rapide, posant de nouvelles exigences où seuls les plus performants peuvent croire à l’avenir, qu’advient-il de ceux qui ne suivent plus le rythme ? Que faisons-nous des plus fragiles ? Sont-ils condamnés à errer dans une marge de plus en plus importante ? Qu’arrive-t-il à ceux qui ne sont pas dans le train ? Ces questions résonnent aujourd’hui plus que jamais et font de cette pièce une pièce résolument politique, mettant en cause l’organisation de nos sociétés occidentales vieillissantes.

L’illusion serait-elle la seule échappatoire à l’inacceptable ?

LOUKO: « Le système ferroviaire. La terre entière est emprisonnée dans la toile des rails. Si je tape sur ce rail, les vibrations arriveront jusqu’à Moscou, Paris, New York et Shanghai. Le monde entier est pris dans le réseau et moi j’en suis exclu. J’ai perdu des milliers de liens… »
DOKO: « Même si on n’en perd qu’un seul c’est très grave. Je tiens un bout de la chaîne et il n’y a personne à l’autre bout… »
LUBKA: « Si on est sot on mise tout sur un seul lien. Si le lien casse tout s’écroule. Les gens intelligents entretiennent beaucoup de liens, ça permet de répartir le fardeau. »
MÉTHO: « Ce n’est pas vrai. Moi je suis intelligent et vous voyez où j’en suis ! Carrière, réussite, belle vie, tout est parti en fumée ! »

 

A propos de l’auteur

Hristo Boytchev est né en Bulgarie en 1950. Ingénieur en mécanique dans une usine de province, il écrit la première version de Cette chose là en 1981. Le succès de la pièce en 1984 sera grand et inattendu, et pousse le jeune auteur à s’inscrire aux cours de l’Académie nationale de Théâtre et de cinéma. La pièce sera créée à plus de quarante reprises en Bulgarie et à travers toute l’Europe et fera l’objet d’un film. Hristo Boytchev est élu dramaturge de l’année en 1989. En 1995/1996, il écrit la pièce Le Colonel Oiseau, œuvre dont il réalisera une version pour le cinéma. La pièce sera créée dans une trentaine de pays notamment à la Biennale de Bonn, au Théâtre de Poche de Bruxelles, au Gate Theater de Londres…

En 2001, il écrit Orchestre Titanic, crée en 2008 lors du Festival Gare au théâtre par Mustapha Aouar. Hristo Boytchev est aujourd’hui l’auteur d’une dizaine de pièces qui ont été présentées plus d’une centaine de fois dans une trentaine de pays en Europe, en Amérique, en Asie et en Océanie.

 

Production Les Méridiens

Coproductions : La Comédie de l’Est Centre Dramatique National d’Alsace, Le Théâtre Scène-Conventionnée d’Auxerre.

La Cie Les Méridiens est conventionnée par le Ministère de la culture et de la communication – DRAC Alsace Champagne-Ardenne Lorraine. Avec le soutien de la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine

Avec le soutien de : Le ministère de la Culture et de la Communication DRAC-Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, la Région Alsace Champagne-Ardenne Lorraine, la ville de Strasbourg, le Conseil Départemental du Bas-Rhin, l’Agence Culturelle d’Alsace, le Relais Culturel de Haguenau, l’ADAMI – société des artistes-interprètes, gère et développe leurs droits en France et dans le monde pour une plus juste rémunération de leur talent. Elle les accompagne également avec ses aides aux projets artistiques. La SPEDIDAM, le Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, D.R.A.C. et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Distribution

Texte : Hristo Boytchev
Traduction : Roumiana Stantcheva
Mise en scène : Laurent Crovella
Assistante : Pascale Lequesne
Jeu : Ferdinand Barbet, Xavier Boulanger, Philippe Cousin, Stéphanie Gramont, Frédéric Solunto
Conseiller magie : Stéphane Amos
Scénographie : Gérard Puel
Création sonore et musicale : Pascal Holtzer
Lumières : Michel Nicolas
Costumes : Mechthild Freyburger
Régie générale : Christophe Lefebvre
Régie plateau : Olivier Benoit
Construction : La Machinerie, Pierre Chaumont et Olivier Benoit
Graphisme : Léo Puel
Crédits photo: Michel Nicolas


Spectacles