Dates à venir

Festival d’Avignon du 7 au 28 juillet 2017
Présence Pasteur
10h40
Relâche les 10, 17 et 24.

Saison 17/18

La Passerelle (Rixheim), le 23 février 2018 (2 représentations)

L’Espace Athic (Obernai), le 20 mars 2018 (2 représentations)

La M.A.C (Bischwiller), le 22 mars 2018 (2 représentations)

Brassins (Schiltigheim), le 3 avril 2018 (2 représentations)

L’ Espace Rhénan (Kembs), le 18 avril 2018

L’ Espace Malraux (Geispolsheim), 17 avril

L’ Espace 110 (Illzach), les 20 et 21 avril 2018 (2 représentations)

Tournée en construction.

Dates passées

Saison 16/17

Métallerie Bettinger (Colmar), le 1er octobre

Wintzenheim (Comédie Vagabonde – CDE), le 16 novembre

Biesheim (Comédie Vagabonde – CDE), le 18 novembre

Herrlisheim (Comédie Vagabonde – CDE), le 20 novembre

TAPS (Strasbourg), du 22 au 27 novembre (6 représentations)

Muntzenheim (Comédie Vagabonde – CDE), le 29 novembre

Sundhoffen (Comédie Vagabonde – CDE), le 1 décembre

Eguisheim (Comédie Vagabonde – CDE), le 2 décembre

Festival MOMIX (Kingersheim), le 6 février

EPCC Bords de scène (Vitry Le François), les 9 et 10 février (2 représentations)

Théâtre au carré – TAPS (Strasbourg), les 24 et 25 avril (4 représentations)

Maison des Arts (Lingolsheim), les 27 et 28 avril (3 représentations)

Munster (Comédie Vagabonde – CDE), le 12 mai (2 représentations)

Labaroche (Comédie Vagabonde – CDE), le 13 mai

Turckheim  le 16 mai

Orbey (Comédie Vagabonde – CDE),  le 18 mai

Aubure (Comédie Vagabonde – CDE), le 20 mai

Kaysersberg (Comédie Vagabonde – CDE), le 23 mai

Sainte Croix aux Mines (Comédie Vagabonde – CDE), le 24 mai

Saison 15/16

Du 19 avril au 4 mai 2016 à la Comédie de l’Est de Colmar, Centre Dramatique National d’Alsace (création).

Affiche_Apprenti-GENERALE

L’Apprenti

de Daniel Keene
Création 2016


Traduction Séverine Magois
Éditions Théâtrales Jeunesse

À propos de la pièce

Julien, un jeune garçon, trouve que son père est trop absent. Il se cherche alors un père de substitution, quelqu’un qui pourrait l’accompagner et qui l’aimerait pour ce qu’il est. Depuis la fenêtre de son appartement il observe et étudie les habitudes des clients du café d’en face et choisit Pascal, l’amateur de mots croisés. Cet adulte inachevé et maladroit sera-t-il le bon ?

La pièce, qui se déroule sur une année, au gré des saisons, de rendez-vous en rendez-vous, nous livre les instantanés de la relation qui se tisse entre Pascal et Julien. Treize scènes qui se présentent comme autant de photographies témoins d’une relation qui évolue pour repousser la frontière qui sépare le possible de l’impossible. Daniel Keene, avec cette pièce, apporte un éclairage nouveau, une délicate variation, sur la relation qui unit les pères et les fils.

PASCAL: « C’est drôle… enfin non, c’est pas si drôle… mais je parle de lui comme s’il était mort. Il n’est pas mort. C’est juste que je ne l’ai pas vu depuis longtemps. »

Pause

JULIEN: « Tu devrais aller le voir. »

PASCAL: « J’irai. »

JULIEN: « Il est où ? »

PASCAL: « Loin, bien loin de la ville où je suis né… de la ville où il est né. Il est dans une maison où il y a des gens pour prendre soin de lui. »

JULIEN: « Pourquoi? »

PASCAL: « Il est vieux. Il est resté longtemps seul. Il ne pouvait plus prendre soin de lui-même. »

JULIEN: « Pourquoi tu n’as pas pris soin de lui ? »

PASCAL: « Tu prendras soin de ton père quand il sera vieux ? »

Julien hausse les épaules.

JULIEN: « Peut-être. Je ne sais pas. »

Note de mise en scène

« L’Apprenti » met en scène deux personnages qui vont, peu à peu, d’une saison à l’autre, apprendre à se connaître. Pascal et Julien sont des personnages étrangers l’un à l’autre, poussés par la nécessité de leur improbable rencontre. Cette rencontre bouleverse leurs habitudes et crée le mouvement. Ils sont déplacés l’un par l’autre, l’un avec l’autre. Ils forment un couple par le choix d’un seul. « L’Apprenti » est une pièce solaire, subtile, derrière le paravent d’une apparente simplicité. Il s’agira donc dans la mise en scène de travailler par effet de glissements, de pente douce. Pascal et Julien se présentent comme des figures : héros d’une fable incongrue. Julien se projette dans le visage de Pascal et Pascal se reflète dans la figure de Julien. Ce sont ces projections et ces reflets qui déplacent les personnages. D’une demande impossible, celle de se choisir un père de substitution, la pièce évolue vers la construction d’une amitié essentielle.

Ou comment un amour impossible peut devenir une amitié profonde. Cette pièce pourrait être l’histoire d’une tectonique émotionnelle et affective. Qui apprend le plus de l’autre ? Quel est le véritable apprenti ?A l’origine de ce projet, je me pose toujours cette question essentielle à mes yeux : quelle sera la place du spectateur ? Comment lui adresser ce texte ? J’aimerais que le spectateur puisse être un témoin privilégié. Tour à tour client d’un bar, présent lors de la rencontre initiale puis spectateur dans un cinéma, passant dans un jardin public, témoin hasardeux, halluciné, amusé et bienveillant de cette histoire en construction. Les spectateurs seront au plus proche des comédiens, inscrits dans un espace circulaire, faisant d’une certaine façon partie de l’histoire et de son évolution.

À propos de l’auteur

Daniel Keene est né en 1955 à Melbourne, en Australie. Il écrit pour le théâtre, le cinéma et la radio depuis 1979. Découvert en France par une lecture d’« Une heure avant la mort de mon frère » au Vieux-Colombier (1995, éditions Lansman), il écrit des pièces longues et courtes, et fait de ces dernières ses « quatuors à cordes », redécouvrant le théâtre comme un art qui, à l’instar de la poésie, « condense l’expérience ». De 1997 à 2002, il travaille en étroite collaboration avec la metteuse en scène Ariette Taylor, avec qui il fonde le Keene/Taylor Theatre Project. Il collabore également avec le réalisateur australien Alkinos Tsilimidos, qui porte à l’écran deux de ses pièces (« Silent Partner » en 2000 et « Low » en 2006) et lui commande le scénario de « Tom White » (Festival international du film de Melbourne, 2004). Après une relative traversée du désert dans son propre pays, « The Serpent’s Teeth » est créée par la Sydney Theatre Company en 2008. En octobre 2010, la Melbourne Theatre Company crée « Life Without Me » (Festival international de Melbourne). Certaines de ses pièces ont été distinguées par de prestigieux prix dramatiques et littéraires. Dès 1999, son théâtre donne lieu à de nombreuses créations en France, notamment celles de Jacques Nichet (« Silence complice » ), Alexandre Haslé (« La Pluie », 2001), Laurent Gutmann (« Terre natale », 2002), Laurent Laffargue (« Terminus », 2002), Renaud Cojo (« La Marche de l’architecte », Festival d’Avignon 2002), Laurent Hatat (« Moitié-moitié », 2003), Maurice Bénichou (« Ce qui demeure », 7 pièces courtes, 2004), Didier Bezace (« Avis aux intéressés », 2004), Robert Bouvier (« Cinq Hommes », 2008), Daniel Jeanneteau et Marie-Christine Soma (« Ciseaux, papier, caillou », 2010). En 2009, « L’Apprenti », son premier texte jeune public, se voit décerner le prix Théâtre en pages, prix de la littérature jeunesse du Conseil général de la Haute-Garonne en partenariat avec le Théâtre national de Toulouse ; en 2014, il est distingué par le prix Théâtre à la Page (Académie de Grenoble).

Distribution

Texte : Daniel Keene
Traduction : Séverine Magois
Mise en scène : Laurent Crovella
Scénographe : Gérard Puel
Construction : Olivier Benoît, Bettinger Métallerie
Apprentis constructeurs : Jordan Zehringer
Son : Grégoire Harrer
Lumières : Thierry Gontier
Costumes : Blandine Gustin
Administration/Production/Diffusion : Bruno Pelagatti
Communication : Fiona Bellime
Graphisme : Léo Puel
Avec Xavier Boulanger et Gaspard Liberelle

Production

Production Les Méridiens et la Comédie De l’Est, Centre dramatique national d’Alsace.

La compagnie Les Méridiens est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Grand Est, Région Grand Est et Ville de Strasbourg. Avec le soutien du Conseil Départemental du Bas-Rhin, de la SPEDIDAM. La cie Les Méridiens est associée à la Comédie de l’Est, CDN d’Alsace. Le spectacle est proposé dans le cadre du projet « Avignon 2017 enfants à l’honneur » coordonné par Scènes d’enfance – Assitej France.