Maybe#PeutÊtre en 4 pages
Dossier de présentation

Les dates
Création à la MAC Relai culturel 
(Bischwiller), le mardi 3 octobre à 10 et 14h (scolaires), le mercredi 4 octobre à 10h (scolaire) et 20h30 (Tout public), le jeudi 5 octobre à 10h puis 14h (scolaires). Attention : Les représentations se déroulent au Lycée André Maurois de Bischwiller.

Maison des Arts dans le cadre du Festival Strasbourg Méditerranée 
(Lingolsheim), les mercredi 29, jeudi 30 novembre (scolaires) et vendredi 1er décembre (Tout public).

Comédie de l’Est, Centre dramatique national d’Alsace (Colmar), du mardi 12 au vendredi 15 décembre dans un lycée colmarien.

Festival Momix, les lundi 5 et mardi 6 février 2018 au lycée Stoessel (Mulhouse).

EPCC Bords 2 Scène (Vitry-le-François), du mardi 15 au vendredi 18 mai 2018.

de Daniel Keene et Luc Tartar
Création octobre 2017
Traduction Séverine Magois (pour le texte de Daniel Keene) 

Maybe#Peutêtre : les pièces

Cette nouvelle création est l’aboutissement du projet d’actions artistiques Utopies 1.2. 

Dans un monde en perpétuel mouvement où les relations se meuvent au rythme des évolutions technologiques, comment, en tant qu’artiste, repenser et questionner ses désirs de transmission à la jeunesse? Comment lui donner une place singulière?

De cette volonté profonde est né Utopies 1.2, un projet réunissant les deux versants du travail de la compagnie : la création de textes d’auteurs contemporains et l’action artistique. Utopies 1.2 est une commande d’écriture à deux auteurs : Luc Tartar et Daniel Keene, de deux pièces courtes sur le thème des utopies de la jeunesse.

Le temps de l’écriture a été nourri par la rencontre (2016/2017) avec des jeunes gens de 15 à 20 ans issus d’établissements différents (CFA, lycées professionnels et généraux) et de villes différentes (Bischwiller, Sélestat, Colmar, Mulhouse). Rythmés par des discussions, des ateliers d’écriture et des interviews, les élèves ont livré leurs rêves et angoisses du futur lors de ces temps de résidence.

Luc Tartar et Daniel Keene ont subtilement laissé infuser toutes ces traces qu’ils ont poétisées, déplacées et dramatisées pour écrire des pièces uniques inspirées par un travail d’action artistique au plus près de la jeunesse. Les deux pièces, jouées l’une à la suite de l’autre, sont regroupées sous le titre générique de Maybe#PeutÊtre.

Daniel Keene, avec Manon & Baptiste, nous fait découvrir deux sans-abri qui rêvent ensemble d’une autre vie. Luc Tartar nous plonge dans le futur avec #Peut-être, où une patiente victime d’un accident découvre le monde à son réveil avec un tout autre regard.

Manon & Baptiste, Daniel Keene
Manon est sans-abri, elle a environ quarante ans et est enceinte de cinq mois. Elle dort sur un carton enveloppée dans son duvet. Le jour se lève, il fait frais, la ville s’anime peu à peu. Arrive Baptiste, un jeune à la rue lui aussi, d’une trentaine d’année. Ils se connaissent et décident de passer la journée ensemble. Ils évoquent le chien qui restait aux côtés de Manon et qui, un jour, est parti. Puis, elle se met à rêver à haute voix, de sa petite fille, si c’en est une, d’une chambre qu’elle louerait pour son enfant, son chien et peut-être Baptiste. Un lit, une chaise, une plante verte, des rideaux à la fenêtre et un tout petit coin pour lui. Baptiste est sensible et a beaucoup d’affection pour Manon, mais il reste délicat, discret et en devient drôle parce qu’elle n’a pas l’air de comprendre, ou de le voir. Il sort des écouteurs qu’il fait mine de brancher à son smartphone qu’il n’a pas et se met à chanter Bashung.
« La dernière fois que t’es sentie bien, c’était quand? ». Tour à tour, ils répondent. Manon se baladait dans un parc avec son chien et s’imaginait avec sa fille. Lui, avait bien mangé la veille, personne ne l’avait ennuyé pendant la nuit et le matin, il s’était réveillé le ventre encore plein. Alors tout allait bien. Ils ont du mal à se réchauffer tous les deux et s’imaginent partir en vacances. Commence alors leur utopie commune…

Photographie : Sophie Boss.

#Peut-être, Luc Tartar
Elle se réveille. Certainement dans une chambre d’hôpital. Une voix, des mots, une musique : Johnny B. Goode de Chuck Berry, c’est le protocole de réveil. C’est son chirurgien, il l’a opérée des yeux, il lui demande de lire un texte sur « Les Sons de la Terre », deux disques envoyés dans l’espace par la NASA en 1977. Johnny B. Goode en fait partie. Ses oreilles bourdonnent, ses yeux frémissent, il est là, Gaspard, son mari. Il lui parle à travers le chirurgien. Se dessine alors un dialogue à trois voix entre les personnages. Elle et Gaspard replongent dans leur passé de jeunes activistes rêveurs, les années hashtag, leur volonté de toujours voir la vie du bon côté. Le chirurgien l’écoute, la questionne, se prend même à jouer à une battle d’utopies avec elle. Puis, Elle demande à se voir dans un miroir, le chirurgien sort son smartphone et elle se souvient. L’accident…

Photographie : Sophie Boss.

Utopies 1.2 : le projet

Notre utopie première était de faire dialoguer des élèves issus d’établissements scolaires différents (lycées généraux, CFA, lycées professionnels) et de faire débat autour d’un projet commun pour affirmer leur sens critique et leur vision de notre monde. Ce projet s’est adressé à quatre bassins de population de l’Alsace : Bischwiller, Sélestat, Colmar et Mulhouse.
Durant la saison 2016/2017, l’équipe artistique est allée à la rencontre de ces jeunes gens pour recueillir leur témoignage. Un blog a été mis à la disposition des élèves afin d’y publier leurs textes, photos ou vidéos (www.blogdesutopies.tumblr.com).

Le projet Utopies 1.2 s’est articulé en 4 rencontres.

1ère rencontre : Libérer la parole
Lors de cette première étape, les élèves ont rencontré l’équipe artistique. Nous avons présenté le projet, ses thématiques et les deux comédiens ont lu un montage de textes des deux auteurs présents. Nous avons proposé un questionnaire aux élèves comme débat d’ouverture. Qui sont les élèves ? D’où viennent-ils ? Qu’est-ce qui fait que l’on est jeune ? Les jeunes partagent-ils les mêmes valeurs ? Les jeunes sont-ils motivés par le travail ? Quelle est la signification de ton nom et de ton prénom?… Une première rencontre nécessaire afin de faire connaissance et de délier les langues…

2ème rencontre : De la parole vers l’écriture
En reprenant notre principe du débat d’ouverture, nous avons proposé un questionnaire élaboré avec les auteurs directement lié au thème des utopies de la jeunesse. Avec qui aimerais-tu changer le monde? Quel est le lieu, l’endroit où tu te sens à ta place ? Quelle liberté as-tu le plus peur de perdre ? Lors de cette seconde phase, l’objectif était d’organiser la parole. C’est-à-dire glisser d’un débat ouvert vers une forme de témoignages des élèves avec un atelier d’écriture mené par Luc Tartar.

3ème rencontre : De l’écriture vers le témoignage
Pour cette 3ème rencontre, nous avons, dans chaque établissement, amené un dispositif que nous avons appelé le Studio des Utopies. Pendant que certains élèves continuaient leurs travaux d’écriture avec Luc Tartar, d’autres étaient interviewés par Laurent Crovella dans notre studio. La marche à suivre était très simple : une première photo «d’identité», une photo libre, et suivait le témoignage.

4ème rencontre : Du témoignage vers la mise en forme
À partir de la matière que nous avons collectée, nous avons proposé à un groupe d’élèves volontaires des lycées de Bischwiller, de présenter, une mise en lecture de ces témoignages menée par Laure Werckmann (23 mai 2017 au Centre culturel Claude Vigé de Bischwiller en partenariat avec la M.A.C.) Les élèves de l’option théâtre du Lycée Camille Sée à Colmar, dirigée par Laurent Crovella, ont préparé, une mise en scène de ces témoignages (22 mai 2017 à la Comédie de l’Est, CDN d’Alsace.)

L’équipe

Auteurs : Luc Tartar – Daniel Keene
Traduction : Séverine Magois
Metteur en scène : Laurent Crovella
Jeu : Laure Werckmann / Laurent Robert
Scénographie : Gérard Puel
Construction : Olivier Benoît
Vidéo : Philippe Lux
Création musicale : Jérémy Lirola
Lumières : Camille Flavignard
Régie : Christophe Lefebvre
Costumes : Mechtild Freyburger
Couturière : Blandine Gustin
Conseiller littéraire : Guillaume Clayssen
Administration/Production : Bruno Pelagatti
Coordination du projet : Fiona Bellime

Production Les Méridiens
Coproductions : Comédie de l’Est, Centre dramatique national d’Alsace, MAC, Relai culturel de Bischwiller, CREA de Kingersheim.

Soutiens : DRAC Grand Est – Education artistique et culturelle, Conseil Départemental du Bas-Rhin, SPEDIDAM, FIJAD – Fonds d’insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques, DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

La compagnie Les Méridiens est conventionnée par le Ministère de la Culture et de la Communication – DRAC Grand Est, la Région Grand Est et la ville de Strasbourg. Elle est associée à la Comédie de l’Est, CDN d’Alsace jusqu’en 2018.